Destruction du Sporting d'Hiver
Communiqué de Mme Michèle DITTLOT, Présidente de la Commission de la Culture et du Patrimoine, suite à l'article paru dans Monaco Matin le samedi 20 septembre, sous le titre « La SBM relance son projet pour le Sporting d'Hiver » et aux déclarations de ses dirigeants qui envisagent la démolition de cet édifice.
« Je souhaite réaffirmer la position des 21 Conseillers Nationaux UPM, telle que je l’avais exprimée dans vos colonnes du 28 juillet dernier : au nom du principe de précaution, nous avions insisté, en l’absence actuelle d’une loi de protection des bâtiments historiques, sur la nécessité de suspendre la décision de démolition du Sporting d’Hiver et d’instituer un moratoire qui donnerait le temps de consulter un comité d’experts, constitué d’hommes de l’art indépendants, sur l’avenir de l’édifice.
La proposition des dirigeants de la SBM de prendre, à ce sujet, l’avis des architectes missionnés par la société dans le cadre du projet de reconstruction du bâtiment n’est pas crédible, car on ne peut être juge et partie.
Je rappelle également qu’une proposition de loi sur la conservation et la protection du Patrimoine national, rédigée par le groupe majoritaire UPM, a été déposée sur le bureau du Conseil National le 4 juin 2008 et est actuellement à l’étude devant la Commission de la Culture et du Patrimoine. Ce texte ne pourra cependant aboutir avant au mieux dix-huit mois, en raison des délais constitutionnels dont dispose le Gouvernement.
La majorité du Conseil National, qui avait publiquement pris position dans ce dossier, maintient donc sa demande de moratoire afin de geler provisoirement une démolition aux conséquences irréparables.
Par ailleurs, la SBM, pour reloger ses services administratifs en-dehors du Sporting d’Hiver, a sollicité plusieurs milliers de mètres carrés de bureaux sur le terrain public du Testimonio. L’accord du Conseil National est donc nécessaire dans le cadre du vote de la future loi de désaffectation de ce terrain. »
