Point Presse de la Majorité du 13 mai 2008
Déclaration de M. Bernard Marquet lors du Point Presse de la Majorité.
Quand je rencontre des Monégasques, ils sont nombreux à me parler de l'attitude de l'opposition en séance publique et à trouver que, depuis le début de la nouvelle mandature, les élus du REM se comportent comme s'ils étaient en campagne électorale permanente.
Ils ont du mal à admettre que les élections ont eu lieu, et qu'ils les ont perdues ! Ils sont 3 mais, un peu comme la fable de la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le bœuf, ils en font trop, dans le registre de la surenchère et de l'opposition systématique... On l'a vu lors du vote de la loi contre le tabagisme passif, on l'a vu sur le Fonds de Réserve, on l'a encore vu concernant la proposition de loi de la majorité sur les violences domestiques : alors qu'en commission des droits de la femme et de la famille ils ont voté les amendements, de même qu'en séance publique, ils ont voté comme un seul homme la proposition de loi, ils osent déclarer le lendemain en conférence de presse que la proposition était « maladroite » et que la majorité a fait une erreur. Où est l'honnêteté ? Où est la cohérence ?
Leurs prises de positions ne reflètent pas des convictions, mais un choix opportuniste. Il faut qu'ils se démarquent, ils en ont besoin pour exister... On a l'impression que si par exemple la majorité déposait une proposition de loi sur la sécurité des enfants, et bien ils trouveraient encore le moyen de s'y opposer par principe ! C'est polémique, ce n'est pas constructif, et c'est dommage pour le pays car ce n'est pas cela, le vrai débat d'idées... Reste à espérer que l'opposition gagnera en maturité, avec le temps.
Quant à nous, nous sommes des démocrates, respectueux de la minorité et du débat d'idées. Mais il ne faut pas confondre ouverture et faiblesse. Nous ne laisserons pas les opposants nous disputer notre droit à décider.
J'aimerais, à ce propos, vous faire comprendre quelque chose : le groupe majoritaire UPM n'a pas été élu par hasard, mais parce que nous sommes bien les seuls à nous préoccuper en priorité du bien-être des gens. Nous ne plaçons pas l'économique au-dessus du social, comme vient de le rappeler le Président Valéri. Nous refusons que les élus des Monégasques soient réduits à un rôle de gestionnaires !
Quand on écoute nos opposants, comme sur le tabac, on a l'impression que ce sont les considérations financières et la logique économique qui devraient dicter tous les choix à Monaco. Ils portent bien leur nom d'ailleurs, Valeurs financières et Enjeux économiques ! Il est symptomatique de voir qu'en 2003, la première proposition de loi que nous avons déposée concernait la protection des locataires dans le secteur ancien alors que la leur vise à renforcer l'opacité de notre système bancaire. ! Mais là, nos opposants font une confusion énorme : nous sommes au Conseil National, pas dans un Conseil d'administration...
Ce que les Monégasques attendent, c'est que nous travaillons pendant 5 ans au Conseil National pour le bien du Pays et pour améliorer leur quotidien.
Les finances du pays sont saines, nous le savons, c'est pourquoi, avec lucidité et responsabilité, nous nous préoccupons d'abord de la qualité de la vie de nos compatriotes et de garder un tissu socio-économique et une population stable avec les enfants du Pays.
